Quelle mutation ! Bravo à toi Luc Dubanchet et ton équipe de choc ! Troisième édition de ce festival français. Après deux années au Havre, c’est Deauville qui accueillait cette année le OFF. Tendre à la perfection à la troisième édition seulement, il fallait pouvoir le faire !

Un cadre splendide, mais le cadre ne fait pas tout, le forme non plus, le fond était là, tant côté scène, que côté coulisse et surtout dans la dimension de l’accueil des festivaliers.
Bien sûr se nourrir du talent et du rêve des plus grands est excitant, bien sûr découvrir ses vins divins de producteurs hors norme, est divin. Bien sûr qu’assister à des "café-confidences" avec les plus grands chefs du monde l’est aussi. Mais quand le fond est si beau, si pro, si généreux et qu'en plus la forme est là, chapeau !

On en a parlé ensemble précédemment, la tendance est aux congrès gastronomiques. Mais je regrette souvent que l’intervention de certains chefs ne s’arrête parfois qu’à la projection d’un DVD ou d’un powerpoint. Au OFF, les chefs cuisinent, transpirent leur passion avec leurs gestes, leurs mots, leurs casseroles. En échangeant quelques mots avec Thierry Marx (lien vers établissement Thierry Marx), un de mes amis chefs, j’ai compris que lui aussi était sensible à ces détails «on est entre pros, on doit être généreux, on doit savoir prendre le risque de se planter devant 800 ou 1000 personnes, mais c’est pas grave, ensembles cuisinons» ce sont les mots de Thierry et je les ai beaucoup aimés.

Vous comprenez ma sensibilité au sucré et cette année, c’est Christophe Michalak qui a représenté les pâtissiers français à travers tout son talent, son charisme, ses mots toujours plein de verve et d’énergie, sa « religieuse au caramel » et sa « bouche d’amour » ont fait fureur.
Merci le OFF de faire vibrer nos papilles et à l’année prochaine, venez y nombreux !